Sociale

Les bébés nés aujourd’hui pourraient-ils vivre jusqu’à 150 ans ? Pourquoi la génération Z y croit

Un jeune adulte sur cinq pense que les bébés nés aujourd’hui pourraient vivre jusqu’à 150 ans. Et beaucoup de membres de la génération Z expérimentent déjà les bains glacés, le jeûne prolongé ou encore le « sleepmaxxing », une tendance qui consiste à optimiser son sommeil dans l’espoir de vivre plus longtemps.

Une enquête menée auprès de plus de 2 200 adultes britanniques pour le compte de l’entreprise spécialisée dans la nutrition Herbalife révèle que six membres de la génération Z sur dix (61 %), définis dans cette étude comme les 18-29 ans, prennent activement des mesures pour améliorer leur santé avec un objectif bien précis : augmenter leur espérance de vie.

### Vivre 150 ans… ou pour toujours ?

Pour certains, même 150 ans ne seraient pas suffisants. Près de deux jeunes adultes de la génération Z sur cinq (38 %) déclarent qu’ils choisiraient de vivre éternellement si la science rendait un jour cela possible.

Chez les baby-boomers âgés de 62 à 80 ans, ils ne sont que 15 % à partager cette opinion.

La génération Z semble également beaucoup plus curieuse de son propre avenir : 44 % des personnes interrogées dans cette tranche d’âge aimeraient connaître l’âge auquel elles mourront, soit plus du double de la proportion observée chez les baby-boomers (19 %).

Pour les besoins de l’étude, les participants ont été répartis en quatre générations :

– **Génération Z** : 18 à 29 ans, nés approximativement entre 1997 et 2008 ;
– **Millennials** : 30 à 45 ans, nés entre 1981 et 1996 ;
– **Génération X** : 46 à 61 ans, nés entre 1965 et 1980 ;
– **Baby-boomers** : 62 à 80 ans, nés entre 1946 et 1964.

### La génération Z dépense davantage pour rester jeune

Les jeunes ne se contentent pas d’en parler : ils sont également prêts à investir dans leur santé.

Les membres de la génération Z dépensent en moyenne 111,90 livres sterling par mois, soit environ 130 euros, dans la nutrition, le sport, les compléments alimentaires et différentes pratiques de bien-être. C’est 11 % de plus que les Millennials et 39 % de plus que les baby-boomers.

Les adultes les plus jeunes sont également beaucoup plus susceptibles d’expérimenter les nouvelles tendances liées à la longévité.

Ainsi, 21 % d’entre eux ont déjà essayé les bains glacés ou la thérapie par le froid, contre seulement 1 % des baby-boomers.

Quelque 15 % ont également expérimenté le « sleepmaxxing », qui consiste à optimiser son sommeil grâce à des routines strictes, des applications de suivi et diverses techniques censées améliorer la qualité du repos.

Par ailleurs, 13 % suivent un programme alimentaire personnalisé.

### Les générations plus âgées misent sur les méthodes traditionnelles

Lorsqu’il s’agit d’habitudes plus classiques, ce sont toutefois les générations plus âgées qui arrivent en tête.

Les membres de la génération X sont les plus nombreux à prendre régulièrement des compléments alimentaires (39 %), devant les Millennials (36 %). Chez la génération Z et les baby-boomers, cette proportion ne dépasse pas un quart.

Toutes générations confondues, les compléments alimentaires constituent la pratique de longévité la plus populaire au Royaume-Uni : 31 % des personnes interrogées déclarent en utiliser.

Ils sont suivis par les appareils et applications permettant de suivre son activité physique ou son état de santé (21 %) et par le jeûne intermittent (11 %).

Près de la moitié des Britanniques interrogés (47 %) affirment par ailleurs qu’ils seraient prêts à prendre quotidiennement une pilule ou un complément alimentaire s’il pouvait leur permettre de gagner 20 années de vie supplémentaires.

### Une alimentation plus riche en protéines

La génération Z porte également une attention particulière à son alimentation.

Près d’un tiers (30 %) suit un régime riche en protéines. Près d’un jeune sur quatre (23 %) surveille ses calories, ses macronutriments ou ses apports nutritionnels.

La même proportion affirme pratiquer une alimentation dite « consciente » ou intuitive, qui consiste notamment à être davantage à l’écoute des sensations de faim et de satiété.

Les réseaux sociaux jouent un rôle majeur dans ces nouvelles habitudes.

Parmi les membres de la génération Z ayant expérimenté des pratiques liées au bien-être, 37 % disent avoir été influencés par TikTok et 32 % par YouTube. À titre de comparaison, 27 % citent leurs amis et 20 % leur famille comme source d’inspiration.

### La peur de vieillir reste omniprésente

Plus d’un tiers des jeunes interrogés (35 %) déclarent faire confiance aux conseils concernant le vieillissement en bonne santé qu’ils découvrent sur les réseaux sociaux.

Mais cette influence a aussi son revers : près de la moitié (46 %) estiment que les contenus qu’ils voient en ligne leur mettent la pression pour conserver une apparence jeune.

Derrière cet intérêt pour la longévité se cache d’ailleurs une véritable peur du vieillissement.

Près de la moitié des membres de la génération Z (49 %) reconnaissent avoir peur de vieillir, tandis que 45 % redoutent surtout de paraître âgés.

Plus d’un tiers (36 %) affirment même être davantage préoccupés par leur apparence physique que par les effets du vieillissement sur leur état de santé. Chez les baby-boomers, cette proportion tombe à seulement 16 %.

### Les fondamentaux restent les plus importants

Le Dr Richard Allison, nutritionniste chez Herbalife et ancien responsable de la nutrition sportive d’Arsenal FC et de l’équipe féminine de Tottenham, estime que cette tendance traduit une volonté positive des jeunes générations de prendre leur santé en main.

« Il est encourageant de voir les jeunes générations adopter une approche aussi proactive de leur santé et de leur bien-être à long terme, tout en s’intéressant aux nouvelles idées autour de la longévité », explique-t-il.

Il appelle toutefois à ne pas perdre de vue les fondamentaux.

Selon lui, malgré l’intérêt croissant pour le « biohacking » et les nouvelles thérapies de récupération, les bases d’une vie longue et en bonne santé restent les mêmes : une activité physique régulière, une alimentation équilibrée, un sommeil de qualité, des compléments adaptés lorsque cela est nécessaire et des habitudes quotidiennes durables.

« L’essentiel est de trouver une approche qui associe l’innovation à ces principes éprouvés, afin de créer des habitudes que chacun peut réellement maintenir sur le long terme », conclut-il.

Articles similaires

Bouton retour en haut de la page