Politique

Guerre en Ukraine : Kiev aurait frappé un dépôt pétrolier en Russie malgré les avertissements de Donald Trump

L’Ukraine aurait frappé un dépôt pétrolier situé en Russie, malgré les avertissements du président américain Donald Trump, selon plusieurs informations rapportées.

Plus de 500 drones auraient été lancés dans la nuit en direction du territoire russe. Des images vidéo montrant les conséquences de ce qui semble être une frappe de grande ampleur ont circulé après l’attaque.

Cette opération constituerait la première frappe ukrainienne contre des infrastructures énergétiques russes depuis que Donald Trump a annoncé, quelques jours plus tôt, un « cessez-le-feu énergétique ».

## Washington avait appelé Moscou et Kiev à épargner les infrastructures énergétiques

Plus tôt dans la semaine, Donald Trump avait affirmé que la Russie et l’Ukraine étaient convenues de cesser leurs attaques contre les infrastructures énergétiques de leurs adversaires.

Les États-Unis avaient également menacé de suspendre le partage de renseignements avec Kiev et de geler le mécanisme d’approvisionnement en armements PURL si l’Ukraine reprenait ses frappes contre les installations énergétiques russes.

La réponse ukrainienne s’était voulue ferme : « Nous brûlerons les raffineries russes. »

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a, de son côté, déclaré que les forces russes avaient frappé au moins six infrastructures énergétiques ukrainiennes depuis l’annonce de la trêve par le président américain, dimanche.

Les installations énergétiques figurent régulièrement parmi les cibles des deux camps depuis le début du conflit.

## Les infrastructures énergétiques au cœur des représailles

Depuis le début de la guerre, il y a plus de quatre ans et demi, l’Ukraine a intensifié ses attaques à longue portée contre les raffineries de pétrole et les infrastructures logistiques russes, en réponse aux frappes menées par Moscou.

La Russie, de son côté, a ciblé à plusieurs reprises les réseaux électriques et les infrastructures de chauffage ukrainiens, notamment à l’approche de l’hiver, privant ainsi des populations de services essentiels.

Ces attaques contre les infrastructures énergétiques constituent un enjeu majeur pour les deux pays, tant sur le plan militaire qu’économique et humanitaire.

## Londres veut renforcer la pression sur Moscou

Mardi, le ministère britannique des Affaires étrangères a annoncé que Volodymyr Zelensky était attendu au Royaume-Uni dans la matinée.

Londres a appelé ses partenaires internationaux à durcir les sanctions contre la Russie et à accentuer la pression sur Vladimir Poutine afin que Moscou respecte l’appel américain à un cessez-le-feu visant les infrastructures énergétiques.

Avant sa rencontre avec le président ukrainien, le Premier ministre britannique, Andy Burnham, a réaffirmé le soutien de son pays à Kiev.

« Notre soutien indéfectible à l’Ukraine est essentiel pour assurer notre sécurité au Royaume-Uni et garantir que ceux qui se trouvent en première ligne disposent des équipements nécessaires pour repousser les forces russes », a-t-il déclaré.

Il a également adressé un message de solidarité à la population ukrainienne : « Mon message au peuple ukrainien ne pourrait être plus clair : nous serons à vos côtés aussi longtemps qu’il le faudra. Nous irons encore plus loin et plus vite dans notre soutien à votre combat courageux pour la paix en Europe. »

« Ce n’est pas seulement la bonne chose à faire, c’est aussi une nécessité. L’agression russe ne peut pas être autorisée à triompher sur notre continent », a-t-il ajouté.

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