Lorsqu’on cherche à vivre plus longtemps, l’alimentation n’est pas le seul facteur à prendre en compte. Selon la médecin britannique Nighat Arif, spécialiste de médecine générale, une autre habitude quotidienne pourrait jouer un rôle important : **la régularité du sommeil**.
Dans une vidéo publiée sur TikTok, la praticienne a attiré l’attention sur les résultats d’une vaste étude menée par la London School of Economics and Political Science (LSE), en collaboration avec l’assureur santé britannique Vitality.
Selon cette étude, dormir environ **sept heures par nuit et conserver des horaires de coucher relativement réguliers** pourrait être associé à une diminution du risque de décès prématuré.
> « Les scientifiques viennent de remettre en question certaines de nos idées sur la longévité », explique la Dr Nighat Arif.
### Le sommeil, un facteur souvent négligé
La médecin souligne qu’un sommeil de qualité devrait être considéré comme une composante essentielle d’un mode de vie sain, au même titre que l’activité physique ou l’alimentation.
L’étude citée par la praticienne estime que l’adoption de meilleures habitudes de sommeil pourrait être associée à **une réduction de 24 % du risque de mortalité** et à une diminution pouvant atteindre 7 % des hospitalisations.
Les auteurs avancent également qu’une amélioration des habitudes de sommeil chez une partie de la population britannique pourrait permettre au système de santé d’économiser jusqu’à **1,35 milliard de livres sterling par an**.
Toutefois, la Dr Arif appelle à interpréter ces chiffres avec prudence. Elle rappelle notamment que l’étude a été réalisée en partenariat avec une entreprise privée de santé, ce qui constitue, selon elle, une limite à prendre en considération.
### Pourquoi les femmes ménopausées sont particulièrement concernées
La spécialiste insiste néanmoins sur l’importance du sommeil pour la santé générale.
Le problème est que **neuf personnes sur dix ne suivraient pas un rythme de sommeil considéré comme optimal**, selon les données citées dans le rapport.
Les femmes d’âge moyen peuvent notamment rencontrer davantage de difficultés à dormir, en particulier pendant la ménopause. Les bouffées de chaleur, les pensées qui s’emballent et les changements hormonaux peuvent perturber considérablement le sommeil.
« Un sommeil de qualité n’est pas un luxe. C’est une habitude de santé, au même titre que l’exercice ou l’alimentation », explique la médecin.
Elle estime que, chez les femmes ménopausées, préserver la qualité du sommeil est particulièrement important pour protéger **le cerveau, le cœur et l’équilibre émotionnel** au fil des années.
### Une habitude simple à adopter dès ce soir
Pour améliorer son sommeil, la Dr Arif recommande notamment de se fixer une **plage horaire de coucher régulière** et d’éviter les écrans pendant l’heure qui précède le sommeil.
L’objectif n’est pas nécessairement de se coucher exactement à la même minute chaque soir, mais de conserver des horaires suffisamment réguliers pour aider l’organisme à maintenir son rythme circadien.
Les recommandations citées dans le rapport comprennent également :
* se coucher à des horaires réguliers afin de mieux synchroniser l’horloge biologique ;
* limiter l’utilisation des écrans durant l’heure précédant le coucher ;
* instaurer une routine calme le soir pour favoriser la transition vers le sommeil ;
* suivre ses habitudes de sommeil afin d’identifier d’éventuelles irrégularités.
### Combien d’heures faut-il dormir ?
Selon les recommandations du NHS, un adulte en bonne santé a généralement besoin de **7 à 9 heures de sommeil par nuit**. Les besoins peuvent toutefois varier selon l’âge, l’état de santé et les circonstances personnelles.
Les enfants et les adolescents ont besoin de davantage de sommeil en raison de leur développement. Chez les nouveau-nés, la durée quotidienne de sommeil peut même varier considérablement.
En définitive, le message de la Dr Arif est simple : lorsqu’il est question de longévité, il ne faut pas se concentrer uniquement sur ce que l’on mange. **La qualité et la régularité du sommeil pourraient elles aussi jouer un rôle important dans la santé à long terme.**
Les résultats cités doivent toutefois être considérés comme des associations issues d’une étude et non comme la preuve qu’une durée de sommeil précise permet, à elle seule, de prolonger la vie.




