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« On en trouve partout » : cet aliment très courant pourrait fortement dégrader votre humeur en octobre

Le passage de l’été à l’automne, puis à l’hiver, peut être difficile à vivre pour beaucoup d’entre nous. Après les températures imprévisibles du mois de septembre, il faut progressivement s’habituer au froid qui s’installe et aux journées qui raccourcissent. Même si l’on se réjouit de retrouver ses séries préférées et de ressortir ses plus beaux pulls, l’arrivée du mois d’octobre peut aussi être synonyme d’un petit coup de blues.

Le manque de lumière va-t-il favoriser l’apparition d’une dépression saisonnière ? Notre énergie va-t-elle fondre à mesure que les températures baissent ? Allons-nous perdre toute motivation pour sortir de chez nous et préférer rester bien au chaud sous plusieurs couches de couvertures ?

Ce sont de vraies préoccupations. Alors, lorsqu’une astuce susceptible de nous aider à mieux vivre cette période fait son apparition, on a naturellement envie de l’essayer.

L’une d’entre elles pourrait tout simplement consister à revoir son alimentation pendant les mois d’automne et d’hiver — voire tout au long de l’année. Plus précisément, il s’agirait de réduire sa consommation d’aliments ultra-transformés.

Pas question pour autant de bannir les glucides ou les pâtisseries de nos assiettes. En automne, les petits plats réconfortants font partie des plaisirs de la saison. Mais certains aliments ultra-transformés, dont la liste d’ingrédients semble interminable, pourraient mériter une place moins importante dans notre alimentation.

### Moins d’aliments ultra-transformés, une meilleure humeur ?

Cette hypothèse s’appuie notamment sur une nouvelle étude menée par des chercheurs de l’Université de Californie à San Francisco (UCSF). Selon leurs résultats, manger moins d’aliments ultra-transformés pourrait contribuer à réduire certains symptômes dépressifs.

L’étude reste toutefois de petite taille : elle n’a porté que sur 20 personnes. Elle vient néanmoins s’ajouter à un ensemble croissant de recherches suggérant qu’une alimentation davantage composée d’aliments bruts et peu transformés pourrait être bénéfique pour notre bien-être mental.

Les participants, âgés en moyenne de 44 ans et majoritairement des femmes, ont été répartis en deux groupes. Pendant quatre semaines, le premier a conservé ses habitudes alimentaires habituelles, tandis que le second a adopté une alimentation pauvre en aliments ultra-transformés, notamment les produits industriels riches en conservateurs et la restauration rapide.

Les participants pouvaient choisir eux-mêmes ce qu’ils mangeaient, avec les conseils de l’équipe de recherche.

Au terme des quatre semaines, les personnes ayant fortement réduit leur consommation d’aliments ultra-transformés ont présenté des améliorations modérées à importantes sur trois mesures différentes de la dépression. Leurs niveaux d’anxiété se sont également améliorés.

Les chercheurs estiment que l’explication pourrait notamment se trouver du côté de la santé intestinale. Ils soulignent par ailleurs qu’il peut être difficile d’éliminer complètement les aliments ultra-transformés de son alimentation, mais que même une réduction de leur consommation pourrait être bénéfique.

L’un des auteurs de l’étude, Nyasha Chagwedera, explique que réduire ces aliments n’est pas forcément simple : ils sont particulièrement appétissants, peu coûteux et très pratiques. Selon le chercheur, ils peuvent également stimuler la dopamine, une substance impliquée dans les mécanismes de plaisir et de récompense, ce qui peut renforcer l’envie d’en consommer.

Il ajoute que les aliments ultra-transformés pourraient également favoriser une altération de la santé intestinale et une inflammation chronique de faible intensité dans l’organisme, ce qui pourrait jouer un rôle dans la dépression ou rendre certaines personnes plus vulnérables à celle-ci.

### Le lien entre intestin et santé mentale

Ce n’est pas la première fois que des chercheurs s’intéressent au lien entre la santé intestinale et le bien-être psychologique. Plusieurs travaux ont déjà suggéré qu’une inflammation intestinale pouvait être associée à la dépression et à l’anxiété.

À l’inverse, certains nutriments, notamment les polyphénols et les acides gras oméga-3, ont été associés à une meilleure humeur.

Cela ne signifie évidemment pas qu’un simple changement d’alimentation puisse résoudre à lui seul un problème de santé mentale.

La dépression saisonnière, la dépression et les troubles anxieux sont des problèmes de santé sérieux qui nécessitent, lorsqu’ils sont présents, une prise en charge médicale adaptée. Si vous souffrez de symptômes persistants ou préoccupants, il est important d’en parler à un professionnel de santé. Selon les situations, le traitement peut notamment inclure des médicaments, comme les antidépresseurs de type ISRS, ainsi que des psychothérapies.

Modifier son alimentation ne constitue donc pas un traitement miracle.

En revanche, en complément d’une prise en charge adaptée, ou simplement pour favoriser une alimentation plus équilibrée au quotidien, réduire sa consommation d’aliments ultra-transformés peut être une piste intéressante.

On peut notamment privilégier davantage les aliments associés à une bonne santé mentale et générale : poissons gras, légumes à feuilles vertes, céréales complètes, fruits à coque et graines.

À l’approche des journées plus courtes et plus froides, cela pourrait donc être une petite habitude supplémentaire à intégrer à son quotidien.

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