L’ancien Premier ministre Édouard Philippe a exclu dimanche de participer à une primaire destinée à désigner un candidat unique de la droite et du centre pour l’élection présidentielle. Cette proposition avait été avancée la semaine dernière par son rival Gabriel Attal.
Candidat du parti Horizons à la prochaine élection présidentielle, Édouard Philippe refuse ainsi le principe d’un scrutin interne visant à départager les prétendants du centre droit, alors que la droite et le centre cherchent à s’organiser face à la progression des extrêmes.
Ancien chef du gouvernement sous la présidence d’Emmanuel Macron, entre 2017 et 2020, Édouard Philippe bénéficie actuellement d’une position favorable dans les enquêtes d’opinion par rapport à plusieurs de ses concurrents de la droite et du centre.
Invité du journal télévisé de TF1 dimanche soir, il a clairement écarté l’hypothèse d’une primaire pour désigner un candidat commun.
« Je ne pense pas que cette primaire aura lieu », a-t-il déclaré, estimant qu’une telle initiative ne ferait qu’engendrer « de la division » et « de la confusion ».
L’ancien Premier ministre a appelé les différents candidats à prendre leurs « responsabilités » et à clarifier leur stratégie d’ici au mois de février.
Une déclaration qui semble notamment inviter les prétendants les moins bien placés dans les sondages à envisager un retrait, afin de renforcer les chances des candidats disposant d’un meilleur potentiel électoral.
La proposition de primaire avait été formulée la semaine précédente par Gabriel Attal, lui aussi ancien Premier ministre d’Emmanuel Macron et candidat potentiel à l’élection présidentielle.
À ce stade, le paysage politique français reste marqué par la présence de plusieurs forces concurrentes. Marine Le Pen, figure du Rassemblement national (RN), arrive en tête de plusieurs enquêtes d’opinion, tandis que Jean-Luc Mélenchon, figure de La France insoumise (LFI), conserve également une dynamique importante.
Le premier tour de l’élection présidentielle est prévu le 18 avril, tandis que le second tour, qui opposera les deux candidats arrivés en tête, doit se tenir le 2 mai.




