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La CIA adresse un avertissement à Poutine face au risque d’une attaque russe contre l’OTAN

# La CIA adresse un avertissement à Poutine face au risque d’une attaque russe contre l’OTAN

La visite surprise à Moscou du directeur de la CIA, John Ratcliffe, aurait notamment eu pour objectif de mettre en garde la Russie contre toute attaque visant l’OTAN, selon plusieurs sources.

Le chef du renseignement américain aurait demandé aux responsables du Kremlin de ne pas provoquer d’escalade avec l’Alliance atlantique, notamment dans les trois États baltes : l’Estonie, la Lettonie et la Lituanie.

Ces pays sont depuis longtemps considérés comme parmi les membres de l’OTAN les plus exposés à une éventuelle agression russe. Les services de renseignement américains ont déjà averti que Moscou pourrait envisager une attaque contre le territoire de l’Alliance afin de tester la détermination des Occidentaux et leur volonté de défendre leurs alliés.

Selon les informations rapportées, John Ratcliffe aurait également exhorté Moscou à ne pas prendre de nouvelles mesures militaires en réaction au conflit en Ukraine, alors que les forces russes peinent toujours à obtenir une avancée décisive sur le terrain.

### Un avertissement particulièrement ciblé sur les États baltes

Une source au fait de la visite a indiqué que la rencontre du directeur de la CIA avait principalement pour objectif de « mettre en garde la Russie contre toute escalade visant les États baltes ».

Certains responsables occidentaux redoutent qu’une éventuelle action russe contre l’un de ces pays puisse être destinée à affaiblir le soutien occidental à l’Ukraine et à pousser les alliés de Kyiv à revoir leur stratégie.

John Ratcliffe aurait par ailleurs profité de son déplacement pour demander à Moscou de réduire son soutien militaire et économique à l’Iran, selon des informations rapportées par *POLITICO*.

Le directeur de la CIA est arrivé mardi dans la capitale russe à bord d’un avion C-17 de l’US Air Force. D’après les données de suivi aérien, l’appareil avait d’abord effectué une escale à Riga, en Lettonie, avant de poursuivre sa route vers Moscou.

Il s’agit de la première visite connue de John Ratcliffe en Russie depuis sa prise de fonctions à la tête de la CIA.

La dernière visite d’un directeur de la CIA à Moscou remontait à novembre 2021. À l’époque, William Burns avait averti les autorités russes contre une invasion de l’Ukraine. Trois mois plus tard, les forces russes franchissaient la frontière ukrainienne.

CIA Director John RatcliffeCIA Director John Ratcliffe

### Trump minimise la portée de la rencontre

Le président américain Donald Trump a qualifié la rencontre de cette semaine de « semi-routinière », tout en estimant que « quelque chose pourrait en sortir ».

Du côté russe, le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a déclaré que les discussions s’étaient déroulées entre les services de renseignement des deux pays.

Il a précisé qu’aucune rencontre n’avait eu lieu avec Vladimir Poutine, ajoutant que le président russe était néanmoins « immédiatement informé de tout ».

Washington avait par ailleurs prévenu Kyiv qu’une délégation américaine devait se rendre à Moscou. Selon un haut responsable ukrainien, les autorités américaines avaient demandé à l’Ukraine de suspendre ses frappes dans la région pendant la durée du déplacement.

### La guerre continue de s’intensifier

Cette visite intervient alors que la Russie et l’Ukraine poursuivent une campagne de frappes à longue portée de plus en plus intense, combinant drones et missiles.

Les attaques ukrainiennes contre les infrastructures pétrolières russes ont accru la pression sur le Kremlin et sur l’économie du pays. Dans le même temps, Moscou a multiplié ces dernières semaines les menaces à l’encontre des pays de l’OTAN qui soutiennent l’Ukraine, alimentant les craintes d’une nouvelle escalade.

Sur le front, les forces russes continuent de subir de lourdes pertes tout en peinant à obtenir une percée majeure dans le Donbass, dans l’est de l’Ukraine.

Les services de renseignement ukrainiens estiment par ailleurs que le Kremlin pourrait envisager de mobiliser jusqu’à 500 000 hommes après les élections législatives prévues le mois prochain, dans l’espoir de modifier le rapport de force dans un conflit qui aurait déjà coûté la vie à environ 500 000 soldats russes, selon les estimations citées.

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